Les effets de la politique monétaire sur les banques et les non-banques en période de stress
Cet article étudie les effets de la politique monétaire sur les banques et les institutions financières non bancaires (IFNB), en accordant une attention particulière au rôle du stress financier. Nous utilisons des chocs de politique monétaire identifiés à haute fréquence et des projections locales dépendantes de l'état pour capturer les réponses non linéaires entre les secteurs financiers. En nous appuyant sur des données agrégées de bilan, y compris les actifs totaux, les titres de créance et les prêts, nous constatons que le resserrement monétaire entraîne des contractions généralisées des actifs totaux et des avoirs en titres de créance, avec des effets particulièrement prononcés pour les banques et les fonds d'investissement. Les réponses des prêts sont plus hétérogènes, mais les fonds du marché monétaire et les fonds de pension présentent des baisses notables de leurs expositions aux prêts, en particulier dans des conditions de stress élevé. Il est important de noter que nous constatons que le stress financier amplifie considérablement les effets contractionnistes de la politique monétaire dans tous les secteurs et toutes les classes d'actifs. Nos résultats soulignent les rôles différenciés et les vulnérabilités des intermédiaires financiers dans la transmission de la politique monétaire et soulignent l'importance des conditions financières pour déterminer son efficacité globale.