Les victimes survivantes en Angleterre et au Pays de Galles interrogées sur leur consommation d'alcool et sur ce qu'elles portaient, selon la charité Victim Support
Trois quarts des survivants de violences sexuelles sont soumis à des mythes sur le viol lors de l'interrogatoire, comme être interrogés sur ce qu'ils portaient ou s'ils cherchaient à se venger, selon une étude.
Un rapport de la charité Victim Support indique que le processus judiciaire rétraumatise les victimes, l'une d'elles déclarant aux chercheurs : « Vous êtes un morceau de viande qui passe à travers le système judiciaire. »
Un tiers des victimes ont été interrogées sur ce qu'elles ont fait pour empêcher l'infraction pendant qu'elle se produisait.
Un tiers a fait face à des accusations selon lesquelles la poursuite de la justice était une manière de chercher à se venger.
Un tiers a été interrogé sur leur consommation d'alcool ou leur usage de substances.
15 % ont été interrogés sur ce qu'ils portaient.
12 % ont fait face à des accusations selon lesquelles l'incident n'était que du sexe regrettable ou mauvais.
La moitié des affaires analysées ont été reportées, certaines jusqu'à quatre fois, souvent à la dernière minute, sans explication.
Des délais importants pouvant aller jusqu'à 11 mois ont persisté lors de la condamnation et, même en cas de verdict de culpabilité, les délinquants qui vivaient à proximité des survivants n'ont pas toujours été incarcérés.
theguardian.com
Three-quarters of sexual violence survivors subjected to rape myths in court
